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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 20:11

avant garde

Ca y est, j'ai fini mon avant garde du général Normann. Cette unité fut créée pour la bataille de Wagram. Sévèrement éprouvé le premier jour de la bataille, elle se retrouve sur l'aile gauche de l'armée autrichienne au coté du corps d'armée du général Rosenberg.

J'ai reporté ci-dessous le recit du combat qui impliqua cette unité durant le deuxième jour de la bataille.

 

Copie de Fig35

 

 

"L’ATTAQUE DE DAVOUT

  Après avoir repoussé l’offensive matinale de Rosenberg, Davout s’était préparé à l’attaque de Markgrafneusiedel. Depuis son échec de la veille, il connaissait parfaitement le terrain sur lequel il allait combattre. En plus des 96 pièces de son corps d’armée, il pouvait compter sur la vingtaine de pièces de la réserve de cavalerie, apportées en renfort par l’Empereur en personne dans la matinée du 6 juillet. De plus, une partie de l’artillerie de l’armée d’Oudinot prendrait en enfilade le village et les positions ennemies sur le plateau. Les quatre divisions d’infanterie (environ 33 000 hommes) seraient protégées, durant leur attaque, sur leur flanc droit par les divisions de dragons de Grouchy et de Pully et celle de cavalerie légère de Montbrun. En outre, Davout s’était vu confier, en réserve, la 3e division de grosse cavalerie du duc de Padoue.
avant garde frolich
  De son côté, Rosenberg disposait de son IVe corps, de l’avant-garde de Nordmann et de la division de cavalerie de Nostitz, pour défendre une position solide. Situé au pied du plateau, là où la déclivité est la plus forte, le village de Markgrafneusiedel était situé dans une boucle du Russbach, que les Français devraient franchir sous le feu des Autrichiens retranchés dans les maisons. Dominant le bourg, la tour carrée d’un moulin dominait le champ de bataille et constituait un point de repère visible à des kilomètres à la ronde.
avant garde mayer
  Rosenberg disposa ses forces sur deux lignes. La première était composée des deux divisions du IVe corps, celle de Radetzky, à gauche, et celle de Hohenlohe-Bartenstein, à droite. Éprouvées par les combats de la veille et durement étrillées par l’artillerie française le matin, les trois brigades de l’avant-garde de Nordmann furent placées en seconde ligne. Le flanc droit était couvert par le IIe corps de Hohenzollern et le flanc gauche par les escadrons de Nostitz, renforcés par ceux de Fröhlich mais, de ce côté, la situation n’était guère rassurante. Dès l’aube, la cavalerie française avait franchi le Russbach et repoussé les Autrichiens vers Obersiebenbrünn. Nostitz ne couvrait donc plus tout à fait la gauche de Rosenberg. Afin de renforcer sa gauche, le commandant du IVe corps y envoya deux batteries, une de 8 et une de 12. Il positionna une autre batterie de 12 près de la tour, entre les deux divisions. Le reste de l’artillerie était au pied du plateau, le long du Russbach. Face aux 120 ou 130 bouches à feu françaises, Rosenberg ne pouvait guère en opposer plus de 70. Outre cette infériorité numérique, le calibre des pièces françaises donnait, à longue portée, un net avantage à Davout. La supériorité n’était pas au niveau des pièces de 12, chacun en possédant huit, mais à celui des trente-cinq canons de 8 français. Rosenberg n’avait qu’une quarantaine de pièces de 6. Rien qu’avec leurs pièces régimentaires, les divisions du duc d’Auerstaedt disposaient d’autant d’artillerie que le IVe corps autrichien au complet. Enfin, facteur non négligeable, si l’échec de l’attaque matinale avait affaibli les bataillons autrichiens, il avait également affecté le moral des hommes et de leurs officiers. Quant à l’archiduc Jean, la route de Presbourg restait désespérément vide.
avant garde riese
  L’artillerie française accabla les positions adverses. Les artilleurs autrichiens ripostaient de leur mieux mais, dès qu’ils tiraient sur une batterie ennemie, ils ne tardaient pas à être la cible de plusieurs autres. Après quatre heures d’un duel d’artillerie intense, le manque de munitions et la supériorité des batteries françaises commencèrent à éteindre le feu du IVe corps autrichien. A 9 h, Davout ordonna à ses généraux de division de préparer leurs régiments pour l’assaut. Avec le soutien de Friant, Morand devait franchir le ruisseau en aval du village et attaquer le plateau par la droite. Gudin, avec sur sa gauche, Puthod, attaquerait le village frontalement afin d’obliger Rosenberg à faire face de tous côtés. Les hommes de Morand s’exécutèrent, suivis par la division de Friant, déployée par bataillons en échelons, l’artillerie régimentaire sur la gauche. Observant ce mouvement tournant, Rosenberg redéploya sa deuxième ligne sur la gauche du IVe corps, pour faire face aux deux divisions françaises. Sous un feu nourri, les régiments de Morand se lancèrent à l’assaut du plateau mais furent repoussés. Devant cet échec, Friant engagea la brigade du général Gilly (15e léger et 33e de ligne). À courte portée, le tir des Autrichiens fut des plus meurtriers, blessant ce dernier.

  De l’autre côté du village, Puthod et Gudin avaient franchi le Russbach avec difficulté. Eux aussi subissaient le feu meurtrier venant des maisons et des hauteurs. Malgré tout, grâce à l’appui de l’artillerie, ils parvinrent à rentrer dans Markgrafneusiedel et se dirigèrent vers la tour. Sentant le sort de la bataille tout près de basculer, Friant décida d’engager toute sa division. Les bataillons des 48e, 108e et 111e de ligne se joignirent aux hommes de Gilly et, avec ceux de Morand, attaquèrent, baïonnettes en avant. Cette fois, les brigades de l’avant-garde ne purent empêcher les Français de prendre pied sur le plateau. Les soldats de Davout trouvèrent dans les retranchements les corps des généraux Nordmann et Vecsey. Quant à Mayer, il était grièvement blessé. Vers 11 h, les Français se rendirent maîtres de la tour. La division d’Hessen-Hombourg tenant encore le rebord sud du plateau, face aux hommes de Puthod, Rosenberg organisa une contre-attaque avec la brigade Weiss. Pris dans le feu croisé des deux colonnes de Davout et écrasés par l’artillerie, les Autrichiens durent se replier. Après une heure trente de combats acharnés, Davout était maître de Markgrafneusiedel et de ses hauteurs."

 

Texte tiré du livre de Frédéric NAULET "WAGRAM, le cannon tonne sur les bords du Danube"

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Published by LOKEN 32 - dans Armée autrichienne
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